Solidarité aux étudiants

Union
L’association Cité Solidaires a organisé ce dimanche après-midi une distribution de vivres et de produits de première nécessité à la fac de Nanterre.

« Allez, dans 5 minutes action ! » Il est 15 heures et une vingtaine de jeunes bénévoles change de masque et tend les mains pour une dernière distribution de gel hydroalcoolique. L’opération caritative peut vraiment commencer. L’association Cité Solidaires a apporté une aide précieuse à quelque 150 étudiants de la fac de Nanterre.

Spécialisée d’ordinaire dans les maraudes et le secours aux sans-abri, Cité Solidaire s’est lancé dans l’aide alimentaire. T-shirt fluo passé sur les doudounes, le petit groupe, très organisé, a distribué des dizaines de kilos de vivres et de produits d’hygiène aux étudiants.

« On a mobilisé des commerçants de Nanterre : l’Hyper Hallal du Petit-Nanterre, le O’Tacos, trois épiceries de Pablo-Picasso et le 30 janvier, on a mené une opération caddie chez Lidl », énumère Zakaria Khedidi, le cofondateur. Ce dimanche plusieurs utilitaires ont été mobilisés pour acheminer les palettes d’eau et de denrées alimentaires. Entre bonne humeur et discipline, rien n’est laissé au hasard.

« Même avec une bourse, ça coince… »

« Avec l’arrêt des cours en présentiel, le quotidien d’un étudiant est déjà très compliqué. On a vu nos propres bénévoles galérer alors on a eu l’idée de cette opération coup de poing. L’idée est autant d’aider que de mettre en lumière la précarité des étudiants », insiste le jeune homme de 24 ans.

 

« Les autres associations sont submergées de demandes… » Aller chercher de l'aide est déjà une démarche pas évidente à accomplir. « Se rendre aux Restos du cœur ou s'inscrire au CCAS, c'est s'avouer qu'on est tombé dans la pauvreté. C'est dur à assumer pour certains. Là, on est entre nous, il n'y a pas de gêne. En plus, les autres associations sont submergées de demandes… », ajoute Zakaria.

Dans la file d’attente qui commence à se former des étudiants de tous âges, de tous cursus. « C’est juste dommage que l’université ne leur ait pas mis un local à disposition, regrette Keeelyan, 21 ans. Avec les cours à distance, on reste chez nous et on dépense plus. Arrive le moment où même avec une bourse, ça coince… »

Que ce soit des étudiants qui se chargent de la distribution brise un tabou. « On a le même âge, ils comprennent notre situation alors on hésite moins à y aller. Je suis en BTS photo et je dois travailler sur mon projet de fin d’études. Cela coûte cher en matériel. Je suis obligé de consacrer mon argent à cela. Alors, forcément c’est au détriment des repas », enchaîne Evan, 19 ans.

                                                                                                                                                                 LeParisien

 

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